Quelle chance ils ont eu d'avoir ce beau soleil pendant tout le FRAT 2009 à Jambville! Cette année encore je n'y étais pas, mais j'espère bien renfiler mon sweat blanc dès l'année prochaine!!
Voilà, l'année est déja finie... mais le plus dur reste à faire! On avait une super classe, même si on était tous différents, il y a eu des fous rires, des soirées, des bouffes, des prises de tête, de la solidarité, un peu de compétition, et de l'amitié! Ce groupe 2 va sincèrement me manquer! Maintenant on est tous seuls face à ce fichu concours... Alors je n'espère qu'une chose: que l'on se retrouve tous en PE2!!
(Je sais qu'il y a de moins en moins d'articles ici... c'est parce que maintenant je mets de plus en plus de choses sur facebook! Alors avis à ceux qui ne sont pas encore inscrits!)
La tendresse C'est quelquefois ne plus s'aimer mais être heureux De se trouver à nouveau deux C'est refaire pour quelques instants un monde en bleu Avec le cœur au bord des yeux La tendresse, la tendresse, la tendresse, La tendresse.
La tendresse C'est quand on peut se pardonner sans réfléchir Sans un regret sans rien se dire C'est quand on peut se séparer sans se maudire Sans rien casser, sans rien détruire La tendresse, la tendresse, la tendresse, La tendresse.
La tendresse C'est un geste, un mot, un sourire quand on oublie Que tous les deux on a grandi C'est quand je veux te dire je t'aime et que j'oublie Qu'un jour ou l'autre l'amour finit La tendresse, la tendresse, la tendresse, La tendresse.
La tendresse, la tendresse, la tendresse, La tendresse.
Ci-dessus les plus beaux, les plus intelligents, les plus dégentés (et je pourrais en rajouter encore bien d'autres...) garçons de ma classe (vive le Groupe 2, c'est le meilleur, faut se faire une raison!)! Voici donc: Nicolas, Martin, Karim et Christopher!! (Entre nous: Notre classe compte 4 garçons!!! )
Tout à l'heure j'ai fait un test à la con sur facebook: Quel est ce petit défaut chez toi qui fait toute ta personnalité? Et la réponse à été: Réservée =>Toi, on ne peut pas dire que tu aimes vraiment raconter tes problèmes aux autres... En vérité, tu estimes que ça ne sert à rien de pleurer sur ton sort et encore moins d'extérioriser tes sentiments en public. D'un côté, les gens apprécient de se confier à toi car ils savent que tu es énormèment à l'écoute... On te voit tellement fort(e) d'esprit que parfois, tes amis pensent que tu n'as aucuns soucis... C'est tellement dommage de tout garder pour soi... Puis tu verras que parler aux autres, parfois, fait beaucoup de bien ! Tu es humain(e), le sais-tu ? =)
Je trouve que pour une fois ça me correspond vraiment!!!
Il parait que je ressemble à Fiona (enfin la verte, pas la princesse), après mûre réflexion devant la glace je pense que c'est pas faux! Et puis aussi j'adore cette chanson, mais je trouve qu'il y a des versions mieux que celle la!
Et puis une petite chanson dont j'aime bien les paroles, juste pour le plaisir,
(Petit ajout du 24 Janvier: je viens de réécouter cette chanson de plus près, je viens de découvrir qu'il y a une magnifique basse composée de violoncelles/contrebasses, c'est splendide!!)
Tout à l'heure, Papa écoutait radio classique, et cette musique est passée... Qu'évoque pour vous cette musique? Pour beaucoup probablement rien, mais pour d'autres... Un bonheur immense!! Quelle joie de ré-entendre cette musique qui m'a rappelé nos réveils lors des FRAT 2003 et 2005, les paupières lourdes d'avoir trop peu et mal dormi, les zip de toutes les tentes qui s'ouvrent une à une, la rosée fraiche qui nous chatouille les pieds, la fraicheur matinale qui pèse un peu sur les épaules, et le sourire aux lèvres pour démarrer une nouvelle journée inoubliables! Que des bons souvenirs!!!!!
Cette année encore je n'ai pas pu résister à cette tentation qui m'est chère, j'ai envoyé 46 cartes de vœux papier, et j'ai reçu... 10 réponses papier... Il est évident que je n'écris pas dans l'attente de réponses, c'est pour moi un plaisir et un honneur de souhaiter mes voeux par le biais de ces petites cartes, mais je trouve ça extrêmement dommage que plus personne ne perpétue cette tradition... C'est pourtant tellement mieux qu'un mail ou un SMS...
Joyeuses Fêtes de fin d'année!!! (Merci beaucoup Audrey, Marion, Clem, Steph, Aurore, Audrey, Flo, Claire et Véro pour vos gentilles petites cartes de bonne année! Ca me fait toujours autant plaisir!)
"Il voulait de l'eau", chanson de Pascal Obispo. Même si je trouve qu'il en fait "un peu de trop", les paroles sont à mon sens très belles et très réalistes...
On m'a déja chanté cette chanson plusieurs fois, on m'a déjà dit que je n'étais pas seule et que l'on serait toujours là pour moi, on m'a souvent dit de sourire et de faire confiance à la vie... Mais j'ai déjà été déçue par cette chanson et cette pseudo non solitude... J'ai peur de la vie, j'ai peur de l'affronter seule... "You are not alone"... est-ce vraiment vrai?
Comme des vaches qui regardent passer les trains en mâchouillant de l’herbe, ils étaient là, de jour en jour, impassibles, la cigarette au bec, la bouteille de bière à la main, à regarder l’inlassable flot de gens pressés monter et descendre des bus.
Tantôt trois, quatre, cinq, ou même dix, ils étaient là, formant une masse lourde, lourde pour la société, mais plus transparente que des fantômes aux yeux de tous.
Comme les panneaux de signalisation, comme les poteaux, les murs et les pavés, ils faisaient partie du sombre décor de tous ces gens pressés.
Julot se souvenait du temps où il faisait, lui aussi, partie de cette masse individualiste et sans pitié. Du temps aussi où il s’appelait Julien, du temps où il allait tous les matins, d’un pas enjoué, vers son entreprise, rejoindre son bureau où il était assis de longues heures durant pour laisser flâner son imagination pour trouver LA bonne idée qui innoverait dans le domaine du design moderne et utilitaire pour personnes à mobilité réduite.
Il était doué pour ça, même très doué. Il avait toujours eu les bonnes idées. Il épatait des collègues, et, en peu de temps, son patron l’avait promu plusieurs fois, envisageant pour lui une brillante carrière.
Il avait fait des études d’art, puis de « design et création » où il avait excellé par sa motivation et sa créativité. Il était fier d’avoir pu exhausser son vœu : faire de ses deux passions les plus chères son métier. Il avait réussi à lier art et humanité. Il était un exemple sans égal d’une belle Réussite dans la vie. Mais avait-il réussi sa vie ? La réponse avait été oui, pendant un temps, ou tout au moins il l’avait cru. Jusqu’au jour où…
Aujourd’hui il avait oublié son portable. Ce n’était pas bien grave, qui l’aurait appelé ? Et puis il avait besoin de calme et de concentration pour créer, encore créer et innover. Il était rentré chez lui un peu plus tard que d’habitude ce soir-là, de quelques minutes, mais toujours plus tard de jour en jour…
La voiture n’était pas devant le portail. Tout semblait être éteint dans la maison. – Les filles doivent être parties faire des courses, ça leur ressemble bien. – Il regarda sa montre… il était 21h17… déjà ! Il n’en revenait pas ! Il comprit alors qu’il était trop tard pour aller faire des courses… Mais où étaient-elles ? Julien sentit une sueur froide lui couler dans le cou. D’une main tremblante il prit ses clés, les tourna dans la serrure – ce qui lui confirma son intuition que tout devait être fermé – et alluma la lumière de l’entrée. Peut-être que toute sa petite famille avait voulu lui faire une blague ? Elles s’étaient cachées dans la maison, et voulaient faire une surprise à Papa quand il rentrerait du travail… Non, à cette heure-là les filles auraient dû être couchées depuis longtemps. Il ferma les yeux pour essayer de reprendre ses esprits et pour essayer de comprendre el pourquoi du comment de la situation.
Soudain, un long bip sonore retentit dans la maison. Il sursauta et bondit dans le salon où se trouvait le téléphone. Le bouton rouge clignotait. Il y avait un message sur le répondeur. Julien appuya sur l’appareil le cœur tambourinant dans ses tempes. Le temps que mit l’appareil pour se déclencher lui sembla durer une éternité.
La voix emplit l’air ambiant d’un silence glacial : « Un correspondant à laisser un message, aujourd’hui, à 17h42 : Monsieur X, ici la gendarmerie d’Ennery. Nous aimerions que vous nous contactiez dans les plus brefs délais. Merci. »
Julien se demandait ce que pouvait bien lui vouloir la gendarmerie d’Ennery… Ennery… c’était la ville où ses petites puces allaient à l’école… Il ne comprenait rien à cette histoire, il se faisait de plus en plus de soucis, mais espérait bien que quelqu’un allait enfin lui expliquer quelque chose.
D’un geste brusque il attrapa son téléphone portable – qui avait campé là pour la journée – et composa le numéro de la gendarmerie, malgré l’heure tardive.
Après avoir été promené d’un poste à l’autre, on allait enfin lui passer quelqu’un qui était en mesure de lui répondre.
-Allô ?
-Bonjour Monsieur X.
-Bonjour… est-ce vous qui avez laissé un message sur mon répondeur ??
-Oui… Nous aurions aimé vous joindre plus tôt…
-Que se passe-t-il ??
-Votre femme et vos filles…
-Qu’est-il arrivé à ma femme et à mes filles ??
-Elles ont eu un accident de voiture en sortant de l’école.
-Un accident ?! Grave ? Dans quel hôpital sont-elles ?
-Monsieur X… Je suis désolé…
-Qu’y a-t-il ??
-Elles sont décédées, toutes les trois…
-…
-Elles ont été prises au piège entre deux poids lourds à un feu rouge dans la zone industrielle. Nos hommes n’ont rien pu faire, nous avons eu du mal à identifier leurs corps.
Julien raccrocha sans dire un mot de plus. Qui avait osé lui faire cette blague, cette abominable blague… Sa petite famille allait rentrer, tout cela n’était qu’un mauvais rêve…
Non, c’était pire qu’un mauvais rêve, c’était la réalité, un véritable cauchemar… Océane, sa femme, âgée de 32 ans, Manon, 7 ans, et Marie-Lou, 4 ans ; avaient péri, comme ça, en quelques minutes, dans un pitoyable accident de voiture. Elles s’étaient trouvées au mauvais endroit au mauvais moment, et lui, n’avait même pas pu leur dire au revoir…
C’est quand il réalisa qu’elles étaient MORTES, véritablement MORTES pour l’éternité, qu’il se rendit compte à quel point il les aimait, et comme il aurait pu le leur montrer d’avantage.
C’est à ce moment précis que le navire avait commencé à chavirer. Julien ne parlait plus à personne, ne voyait plus personne, et avait résilié sa ligne téléphonique – cet appareil maudit qui avait mis la faux à sa porte et lui avait empli le cœur de désespoir –.
Il allumait rarement la lumière et appréciait de se retrouver seul, dans le silence et dans l’obscurité. Il avait besoin qu’on le laisse tranquille – de toute façon, proches et amis ne lui avaient pas été fidèles très longtemps ! –.
Il était fatigué, tout le temps, et se sentait mal, en permanence. Il aurait pu depuis longtemps mettre fin à ses jours – ça n’aurait pas attristé grand monde – mais il n’en avait pas eu le courage, il était trop lâche.
Il passait des heures, la tête enfouie sous sa couette à revivre le passé, à revivre sa vie, la vraie, jusqu’à…
Il allait à son travail nonchalamment, sans goût ni plaisir, et s’absentait parfois, sans raison. Au début, personne ne lui reprochait ce relâchement, tout le monde le comprenait, le soutenait, et bientôt, quelques uns encore comprenaient, mais plus personne ne soutenait, jusqu’au jour où tout le monde a tout oublié et où il s’est fait incendier de reproches.
Son patron l’avait convoqué dans son bureau, comme avant. Sauf que là, au lieu de le féliciter pour son prodigieux travail, il lui avait mis sous le nez son licenciement. On lui reprochait d’être lunatique, imprévisible, d’avoir oublié toute marque de ponctualité, et surtout, de ne plus être créatif du tout, donc de ne plus servir à rien dans l’entreprise.
Julien s’en fichait. Il avait déjà tout perdu, il n’était pas à ça près. Sans broncher, le visage impassible, il rassembla ses affaires et quitta la société sans dire un mot. Il n’y remit jamais les pieds. Personne ne se souciait plus de lui maintenant.
Depuis l’accident, ce boulot lui sortait par les yeux. Il y avait passé beaucoup de temps, beaucoup trop de temps, et c’était à cause de cela que sa famille avait péri. S’il avait travaillé moins, il serait allé chercher les filles à l’école, et le présent ressemblerait peut-être encore au lointain passé idyllique. Si son boulot n’avait pas pris une place majeure dans sa vie, il aurait pu bercer ses filles le soir avant qu’elles s’endorment, et aurait pu passer de longues soirées en amoureux avec sa femme. Mais il n’avait rien fait de tout cela… Il avait été aveuglé par sa passion et avait, sans même s’en rendre compte, délaissé son plus grand bonheur. La vie lui faisait payer cher ses erreurs…
Alors non, il ne pouvait plus continuer à créer des objets ingénieux pour les personnes à mobilité réduite, il ne le pouvait plus, car il était maintenant lui aussi handicapé. Il avait, pour toujours, un cœur à mobilité réduite… et sans cœur, la création n’est plus envisageable.
En chaîne, il avait perdu famille, amis, travail et logement. Alors il s’était retrouvé à la rue, comme tant d’autres… Il avait trouvé refuge à la gare de Cergy Préfecture où la distraction était grande. Et il s’était intégré dans le clan des miséreux, qui l’avait amicalement surnommé : Julot.
Voilà deux ans qu’il vivait là entre ciel et terre – ou plutôt entre trains et bus – la mort dans l’âme. Il n’avait plus de goût pour rien, et plus rien n’avait de goût pour lui, tout était quitte.
Ensemble, ils souffraient sans jamais en parler, et se maintenaient sauvagement dans la condition humaine la plus basse qu’il soit : l’indifférence.
Ce soir là, comme chaque semaine, les bénévoles de la Croix Rouge faisaient le tour des SDF du quartier pour leur apporter une soupe chaude et un peu de réconfort. Ils réveillaient aussi ceux qui sommeillaient pour être sûrs qu’ils auraient, au moins une fois cette semaine, quelque chose de chaud dans le ventre.
Julot était allongé aux pieds d’un banc, emmitouflé dans plusieurs couvertures miteuses. Un bénévole s’approcha de lui, et lui tapota l’épaule amicalement. Julot ne bougea pas. Le bénévole sentit monter en lui une pointe d’inquiétude. Julot était bien vivant, puisqu’ils avaient discuté ensemble deux bonnes heures durant peu avant, affirmait Mimie.
Par mesure de précaution, les bénévoles préférèrent appeler les pompiers, qui arrivèrent quelques minutes plus tard.
Ils n’avaient rien pu faire. Le corps devait déjà être froid depuis plus d’une heure. Les pompiers avaient conclu à une trop forte dose d’alcool, de fatigues, et d’emmerdes.
Un de moins, ce soir-là sur les bancs de Cergy Préfecture. C’était fréquent. Tout le monde savait que tous finiraient comme ça un jour ou l’autre… Qui serait le prochain ? Il n’y avait qu’à attendre, et voir.
Julien, quand à lui, avait retrouvé la plénitude. Il allait enfin retrouver sa petite famille qui lui manquait tant…
Au même instant, à l’autre bout du monde, une petite fille de l’âge qu’aurait eu Manon, regardait avec admiration la belle Esméralda chanter du cœur de Notre-Dame « Entends pour mes frères, cette humble prière, car les miséreux sont enfant de Dieu, tous les miséreux sont enfants de Dieu… ».
Dur dur de filmer en caméra cachée quand on est pas une pro... Excusez le son et l'image très médiocres qui viennent d'un portable. Vous pouvez donc zyeuter un de nos cours de musique de l'IUFM avec Sandra qui joue un de mes airs préférés, Christopher notre pianiste génialissime et puis notre merveilleuse POLYPHONIE!!!!
Un article dédié à Véro, cette fille géniale que j'ai eu la joie de connaître lors des journées mondiales de la jeunesse à Cologne en 2005! Cette fille extraordinaire avec qui j'ai gardé contact vient de passer un an en "mission" au Vietnam avec les missions catholiques étrangères de Paris, elle donnait des cours de français! Et devinez quoi, elle a même fait chanter "bulle bulle" aux sisters de la communauté où elle logeait! Trop fort cette Véro, non?
Maintenant elle est revenue en France et elle a repris ses fonctions de maîtresse dans une école élémentaire! Mais ce n'est pas parce qu'elle est rentrée que nous avons pour autant perdu contact!
Et pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur son voyage allez jeter un oeil ici: Carpe dix nems
Je ne pouvais pas ne pas mettre les chansons ci-dessous, c'était trop tentant, petite dédicace au cours de musique de l'IUFM, et clin d'oeil tout particulier à Christopher et Marion!!!
Voilà un petit montage que je me suis amusée à faire avec des photos en vrac... (il me semble que les plus anciennes photos datent de 2002) C'est franchement narcissique comme truc mais bon... Je fais quand même un petit clin d'œil à tous mes amis qui apparaissent sur ces photos, et aussi à tous ceux qui n'y apparaissent pas!
Aujourd'hui, une personnalité des plus remarquables a quitté le monde des vivants pour passer dans l'au-delà... C'est une grande âme qui s'envole, mais qui n'aura pas laissé le monde indifférent. C'est un jour triste et heureux en même temps, elle a atteint le repos éternel tout en laissant derrière elle de nombreux sourires. C'est en son honneur que je porte ce prénom (pour l'anecdote, je vous laisse me la demander! ;o) ), cette femme si humble et si humaine, dont je suis fière de porter le prénom. Ce grand nom a fait beaucoup pour les petits, alors il faut que dans sa lignée d'autres et d'autres encore continuent... Qu'elle repose en paix.
Samedi dernier nous avons eu le plaisir de dîner chez nos jeunes mariés pour inaugurer l'appareil à fondue bourguignonne! C'est très sympathique! Petit aperçu en images...
Cette année, j'ai arrêté la gym (je ne fais que me répéter une énième fois). Par contre je continue toujours la guitare avec Philippe à la MLC de Taverny. Cette année dans mon cours il y a toujours Isabelle, Denise et Françoise, et en plus cette année il y a Christine. Cette année je vais essayer de travailler un peu plus sérieusement que l'année dernière, d'autant plus que j'aimerais m'accompagner sur une chanson pour l'oral de musique du CRPE. En plus de cela je me suis mise au Yoga, toujours à la MLC de Taverny. J'avais peur qu'il n'y ait que des vieilles, que ça ne me plaise pas... En fait nous sommes une petite dizaine tous ages confondus, et cela me fait beaucoup de bien. Après les 10 derniers mois que je viens de passer j'ai vraiment besoin que l'on m'aide à rallier corps et esprit, à vivre dans la sérénité et à ne pas tomber dans une pseudo dépression hivernale. Le yoga fait travailler le physique, le mental, provoque la détente tout en faisant travailler la respiration et la souplesse. Ce complément de zénitude est indispensable pour moi, surtout en cette année de préparation de concours qui n'est pas des moindres! Certes, je ne fais plus de sport, et c'est mauvais pour le corps, mais je vais bien être obligée de me mettre un peu à la pseudo-danse pour le concours! Je vais dorénavant essayer de rester zen... Et c'est pas gagné!!!
Ca y est la nouvelle année a démarré sur les chapeaux de roue! Cette fois, je ne fais plus du tout partie du club. De voir ça en même temps ça donne envie, en même temps ça me donne des regrets et des remords d'avoir fait n'importe quoi l'année dernière et de les avoir laissé tomber si lâchement... J'espère qu'ils ne m'en veulent pas. La gym à l'AGB c'est toute mon enfance et mon adolescence, j'en garde des souvenirs extraordinaires, mais là je sens bien, et sans hésitations que c'est fini tout ça, ma place n'est plus là-bas et il faut que j'essaye de passer à autre chose sans me retourner sans cesse vers le passé.
Les quatre "grandes" que vous pouvez voir sauter comme des kangourous sont: Solène, Fanny, Annabelle et Mag! Et la petite choupinette qui est assise sur la poutre à la fin de la vidéo c'est Anaïs la fille de Xavier et Stéphanie.
Période favorable (ou peut-être pas) pour mes lecteurs, voilà une autre de mes nouvelles, toujours aussi mal écrite bien entendu...Je trouve qu'elle se ressent bien accompagnée par la chanson de Bruel mise en bas. C'est surtout l'air de piano que j'aime beaucoup. Pour ce qui est de la double fin, parmi le peu de gens qui ont lu cette nouvelle, une majorité préfère la première, dites moi ce qu'il en est pour vous...
Ecrit le: 13 Février 2008
Un jour de Saint Valentin
-Matthieu dit : Voudriez vous que l’on se rencontre… en vrai ?
-Lilly dit : Oh oui… ça me ferait vraiment plaisir !
-Matthieu dit : Quand ?
-Lilly dit : Quand vous voulez !
-Matthieu dit : Demain ?
-Lilly dit : Demain… parfait… je suis libre ! Où ?
-Matthieu dit : 14h, au Café du Carré Rouge, cela vous irait ?
-Lilly dit : Pas de problème, j’y serai !
-Matthieu dit : Et pour nous reconnaître… ?
-Lilly dit : Je pense que nous avons passé d’assez longues heures à discuter sur Internet pour nous reconnaître au premier coup d’œil ! Vous ne pensez pas ?
-Matthieu dit : Vous devez avoir raison !
-Lilly dit : A demain alors ?
-Matthieu dit : A demain… avec impatience !
Lilly cliqua machinalement sur la petite croix rouge en haut, à droite, pour fermer la fenêtre de cette énième conversation avec Matthieu.
Elle pivota d’un quart de tour sur sa chaise à roulettes pour se retrouver face à la fenêtre de sa chambre. Dehors, le soleil était rayonnant, aucun nuage ne venait troubler cette belle journée, et les oiseaux commençaient à chanter, pressés de pousser le mois de Février à sa fin pour accueillir un printemps fleurissant tant attendu. Elle sourit. Elle était bien. Elle ne s’était peut-être jamais sentie aussi bien. Elle ferma les yeux et laissa son esprit vagabonder au gré de son imagination.
Voilà maintenant soixante-huit jours qu’elle connaît Matthieu… virtuellement. Ils s’étaient rencontrés sur le forum d’un site Internet d’un ensemble baroque. Ils sont tous deux passionnés de musique. Lilly joue de la viole de gambe et Matthieu du théorbe. Ils sont fait pour s’entendre, c’est certain !
Ils avaient longuement bavardé. Ils auraient pu ne jamais quitter leurs écrans d’ordinateur pour n’avoir jamais à supporter le long temps de silence qui les séparait jusqu’à la prochaine fois. Ils s’étaient découverts, l’un, l’autre, se plaisant, se séduisant, tout en ayant peur, chacun, de faire fuir l’autre par un petit détail qui le désenchanterait. Leurs passions étaient communes, leur enchantement partagé. Ils n’avaient pas voulu se montrer en photo, pour ne pas prendre le risque de se faire d’illusions sur la réalité, et pour laisser entière la surprise lors de leur VERITABLE rencontre.
Depuis des semaines Lilly attendait ce moment fatidique. Elle n’avait pas osé en parler la première, de peur de faire le premier pas, d’aller trop vite, de lui faire redouter ce qu’il ne voulait pas voir arriver. Mais là, elle était ravie, elle n’avait rien eu à faire, c’était lui qui lui avait ouvertement demandé une entrevue REELLE.
L’après-midi passa avec une lenteur presque douloureuse. Lilly ne savait plus quoi faire de son temps. Elle s’était imaginé mille et un scenarii possibles de ce qui allait peut-être se produire le lendemain. Allait-elle lui plaire ? Allait-il lui plaire ? Allaient-ils se reconnaître ? Finalement, elle ne savait pas vraiment à quoi il ressemblait… elle s’en était fait une image dans sa tête suite à ce qu’il avait pu lui dire de lui, mais était-ce vraiment la réalité ? Leur rencontre tournerait peut-être au rêve… ou au cauchemar… Elle avait peur que la réalité brise l’image idyllique et virtuelle qu’elle s’était faite de Matthieu. Elle inspira profondément, mit de la musique, s’allongea sur son lit et ferma les yeux, intimement convaincue que tout allait bien se passer.
Trois heures… il restait encore trois heures avant le moment fatal. En ce samedi ensoleillé, Lilly s’était levée tôt pour avoir le temps de se préparer mentalement et physiquement à cette rencontre qui allait peut-être… ou pas… changer un peu sa vie.
Elle avait englouti un bon petit déjeuner, mais n’allait pas manger ce midi pour ne pas paraître grosse… les garçons font très attention à cela. Elle n’avait pourtant rien à craindre de sa mince silhouette bien formée – « bien moulée » - comme dirait son vulgaire entourage masculin.
Assise sur son lit, face à son armoire, elle repensait à ses déboires amoureux. Son dernier petit ami remontait à un an et demi… déjà… Il s’appelait Hugo. Quand ils étaient sortis ensemble il avait 22 ans et elle 21. Ils s’étaient rencontrés à l’anniversaire d’une amie commune et s’étaient plus dès le premier regard. Ils étaient rentrés ensemble dans une véritable ivresse, en transe d’amour. Ils avaient vécu des moments formidables. Et c’est au bout de six mois, quand ils avaient décidé d’habiter ensemble, que tout à basculé. La féerie est tombée, le quotidien s’est installé, et Lilly s’est rendu compte qu’elle ne pourrait pas passer sa vie avec Hugo. Elle a rompu. Elle avait passé six merveilleux mois de plaisir et avait vécu une rupture douloureuse, mais qu’elle assumait. Et avant, il y avait eu Maxime, Gwénaël, Seb, et quelques autres erreurs de jeunesse, dont elle s’était sentie pour la plupart un objet sexuel, et qu’elle avait envie d’oublier.
Là, c’était différent – c’est ce qu’elle s’était dit à chaque nouvelle rencontre – non mais là, vraiment différent. Elle le sentait, elle le vivait intérieurement, comme un feu brûlant qui la rongeait… en fait, elle n’osait pas se l’avouer, mais elle sentait bien qu’elle était tombée amoureuse !
Lilly se leva d’un bond, jeta un regard furtif au réveil, et réalisa qu’il ne lui restait plus que trois quarts d’heures pour se préparer avant de partir à son rendez-vous galant.
Comment allait-elle s’habiller ? Voilà une question qu’elle redoutait, car elle savait qu’avec les montagnes de vêtements empilés dans son armoire, elle aurait pu passer des heures à faire des essayages. Mais là, elle n’avait pas le temps. Il fallait se décider, vite, et ça, elle ne savait pas le faire.
Jean bleu avec chemisier rouge ? Non, trop classique. Pantalon beige avec tee-shirt noir ? Non, pas assez féminin. Robe bleue à fleurs ? Non, trop décolletée et il ne faisait pas assez beau. Les vêtements volaient dans la chambre à mesure qu’elle les sortait. La pièce ne tarda pas à ressembler à un véritable capharnaüm. Finalement elle opta pour une jupe rose pâle et un débardeur beige – pas trop décolleté – accompagné d’un petit caraco noir. Il ne lui restait maintenant plus que quinze minutes pour finir ses préparatifs. Elle fonça dans la salle de bain pour tenter de faire quelque chose de ses cheveux. Comment se coiffer ? Au réveil, elle avait l’air d’une lionne avec sa longue tignasse blonde frisée, presque crépue. En désespoir de cause elle mit une petite pince qui lui rassemblait les cheveux en demi-queue et lui dégageait le visage. Ce n’était pas si mal après tout ! Un brin de maquillage – mais pas trop pour ne pas donner l’impression d’être une poule – sa montre, un petit collier discret, quelques babioles dans son sac à main, et Lilly était fin prête pour le grand saut.
Elle n’était pas encore en retard, mais pas non plus trop en avance, alors il fallait partir, maintenant. Rien n’était encore joué. Elle claqua la porte de son appartement et sortir dans la rue avec, dans le ventre, un mélange d’impatience et d’appréhension.
D’un pas pressé, elle longeait le trottoir en direction du bar. Il n’était plus qu’à quelques rues. Elle n’avait aucun raison de marcher si vite, mais c’était son cœur qui guidait ses pas, et elle ne pouvait rien contre.
Pendant ce temps là, un jeune homme longeait également les trottoirs, de l’autre côté de la ville, le regard anxieux et une boule au ventre qui lui paraissait peser des tonnes.
Arrivée au Carré Rouge avec quelques minutes d’avance, Lilly entra et s’assit à une table à côté de la baie vitrée qui donnait sur la rue. Il n’était pas encore arrivé. De là, elle ne pouvait pas le manquer. Chaque seconde semblait s’écouler avec une lenteur extrême. Pour essayer de se distraire un peu, Lilly regarda autour d’elle. Il y avait quelques personnes attablées, comme elle, qui prenaient le temps de se faire plaisir en ce beau samedi de Février. Il y avait deux hommes d’une cinquantaine d’années qui sirotaient de l’alcool assis au comptoir tout en discutant avec le patron ; cinq lycéens qui rigolaient un peu fort au fond, se racontant probablement leurs aventures de la semaine, ainsi qu’une grand-mère et son petit fils qui savouraient une tasse de chocolat chaud en se regardant tendrement. Un homme était assis, seul, devant elle, lui tournant le dos. Il était en fauteuil roulant, un béret vissé sur la tête, il ne bougeait pas, comme s’il contemplait le vide. De dos, elle lui donnait à peu près son age… elle le plaignait d’être si jeune et déjà dans cet état. Et un peu plus loin, un jeune couple enlacé s’embrassait ouvertement. Ils rayonnaient de bonheur. Lilly les enviait… mais pas tant que ça, puisque ça allait aussi être son tour… bientôt…
-Mademoiselle… ?
Le cœur de Lilly fit un bond en avant. Elle sursauta. Elle avait presque oublié qu’elle attendait quelqu’un. Elle était remplie de joie. Elle ne s’était pas encore retournée. Elle sourit intérieurement. - Ca y est, le moment est arrivé… -
-Mademoiselle… ?
Lilly eut à peine le temps de se retourner que…
-Vous désirez quelque chose ?
C’était le serveur… simplement le serveur qui lui demandait si elle voulait consommer quelque chose. Non, elle ne voulait rien, elle attendait quelqu’un, elle commanderait quelque chose quand il serait arrivé.
Elle regarda sa montre. Il y avait déjà une demi-heure qu’elle était assise là, seule, elle réalisa soudain qu’il était en retard. Un homme en retard ? Cherchait-il à se faire désirer ? C’est plutôt ce que font les femmes d’habitude… En elle commençait à naître une sorte de mauvais pressentiment …Il avait dû avoir un imprévu, il allait arriver d’un instant à l’autre, peut-être avait-il eu un bouchon sur la route ? Non… dans cette ville à cette heure creuse il n’y a pas d’embouteillages…
Une heure… une heure qu’elle attendait… pour rien ! Elle bouillonnait de rage envers Matthieu et envers elle-même… de s’être encore laissée mener en bateau par un salaud qui s’était joué d’elle. Il n’était pas venu, elle aurait dû s’y attendre. Elle est trop sensible, trop tendre, elle fait trop facilement confiance quand il s’agit du cœur, elle est trop fleur bleue, cœur de guimauve, trop… trop conne !
Elle s’enfuit du bar en courant, les larmes aux yeux, et le cœur plus lourd que jamais.
Sur le trajet qui la ramenait chez elle, elle courait de toutes ses forces. Plus rien n’existait autour d’elle. Elle n’avait même pas remarqué qu’il s’était mis à pleuvoir. Elle était submergée. Tout remontait à la surface. En fait, si on y réfléchissait bien, toutes ses tentatives de relations amoureuses s’étaient concrétisées par un échec. Elle était nulle. Nulle en amour. Pas douée pour grand chose en fait. Les hommes pour elle, c’était fini, elle ne se laisserait plus prendre au piège. Elle avait déjà eu trop mal, elle ne voulait plus souffrir. Elle détestait la solitude. Mais ce qu’elle détestait encore plus, c’est se laisser emporter si vite à chaque fois… et toujours pour rien !
Tout se bousculait dans sa tête, il fallait qu’elle arrête de penser, qu’elle dorme, on verrait bien demain.
FIN n°1 :
Matthieu l’avait trouvé belle, très belle, trop belle pour lui…il avait le cœur lourd. Elle était triste et c’était de sa faute. Elle n’allait probablement jamais revenir lui parler sur Internet… il avait perdu, tout perdu… La tristesse était en train de prendre tout son corps. Il n’avait pas osé aller la voir. Il avait eu trop peur d’elle, peur qu’une femme aussi extraordinaire que Lilly parte en courant devant un prétendant
en fauteuil roulant…
FIN n°2 :
Matthieu l’avait trouvé belle, très belle, trop belle pour lui. Elle était maintenant triste et c’était de sa faute. Cette femme lui inspirait la tendresse, le bonheur, la joie de vivre…, il n’aurait jamais rien eu de semblable à lui offrir du bas de son fauteuil roulant…
Peut-être que Lilly aussi, comme toutes les autres avant elle, l’aurait aimé par pitié, par dérision. Mais il ne voulait pas de cela. Il n’avait pas besoin d’une nounou. Il avait juste besoin de quelqu’un qui l’aime tel qu’il est, et surtout, pour ce qu’il est intérieurement. Il n’avait pas osé aller la voir de peur de déclencher un regard hypocrite etcondescendant en elle. Il avait probablement eu raison. Une femme bien foutue comme Lilly devait sûrement s’attendre à autre chose d’un homme que de devoir jouer les infirmières pour lui le trois-quart de son temps.
Le cœur de plus en plus lourd, il sortit du bistro, sans avoir, lui non plus, pris de consommation.
Il erra dans les rues, sans savoir où il allait. Il avait, par contre, remarqué cette pluie battante qui accompagnait sa tristesse et rendait plus lente sa progression.
Lilly était presque arrivée au portique de son immeuble. Ouf ! Elle allait peut-être enfin voir le bout du tunnel, ou se réveiller, ce n’était peut-être qu’un cauchemar. Les clés… qu’avait-elle bien pu faire de ses clés ? Oh non, dans un élan d’impatience elle avait dû claquer la porte en laissant les clés sur le paillasson. Décidément, c’était un jour où elle aurait mieux fait de rester dans son lit ! Elle n’avait plus qu’à attendre le retour du gardien, dans une heure environ… Elle faillit s’asseoir sur les marches de l’entrée, quand elle prit conscience qu’il pleuvait, et qu’elle était déjà trempée.
Dans sa tête, les idées se heurtaient. Matthieu avait fait naître en lui une guerre ouverte qui ne pouvait le conduire qu’à se sentir plus mal. Un imbécile, il n’était qu’un imbécile. De toute façon, pourquoi aurait-il dû passer l’intégralité de sa vie en fauteuil roulant s’il avait été quelqu’un de bien ? Il fonça sur les pavés mouillés, ne regardant rien d’autre que ses pieds. Il faillit, à plusieurs reprises, heurter des passants de plein fouet. Il ne savait pas où il était ni où il allait, il n’avait même probablement jamais mis les pieds – ou plutôt les roues – dans ce quartier, mais peu lui importait maintenant.
Le regard vide, Lilly laissait flâner son esprit dans le vague. Quelques rares passants pressaient le pas dans sa rue, la tête enfouie sous leurs parapluies. Personne ne faisait attention à elle, elle devait faire partie de ces gens transparents, ceux dont tout le monde se fout.
Elle vit soudain passer, à toute allure, un homme en fauteuil roulant. Mais… c’est l’homme du bar ! Elle avait cette fois eu le temps de voir son visage quelques secondes puisqu’il était passé juste devant elle, et cette fois, sans son chapeau.
C’est étrange ce visage, et si…
-Ma… Matthieu ! Hurla Lilly de toutes ses forces.
Il s’arrêta net, se demandant qui pouvait bien connaître son prénom par ici, et surtout qui venait l’emmerder alors qu’il ne rêvait que d’une chose : qu’on lui foute la paix. Il se tourna d’un quart de tour, et resta bouche bée devant… Lilly ! Il avait honte. Honte qu’elle l’ait reconnu, honte de ce qu’il était, honte de tout, mais il ne pouvait s’empêcher de la regarder tant elle lui paraissait resplendissante.
Lilly n’arrivait pas à prononcer une seule parole tant sa surprise était grande. Tout un tas de sentiments contradictoires se mêlaient en elle.
Il se passa quelques secondes pendant lesquelles leurs regards se fixèrent l’un dans l’autre. Il avait ces grands yeux verts rieurs qu’elle s’étaitimaginée… Elle avait ces pierres précieuses bleu-océan au fond ces prunelles qu’il avait tant rêvées…
Tous deux ne se contrôlaient plus. Dans un impulsif et incontrôlable mouvement ils se rapprochèrent l’un de l’autre.
La pluie s’était arrêtée de tomber. Ils étaient tous les deux. Tout allait pouvoir enfin commencer…
O. maintenant une belle jeune fille de 11 ans en pleine éclosion a été atteinte d'une tumeur cancéreuse au cerveau il y a deux ans. Après avoir passé plusieurs moi à l'hôpital, suivi une lourde chimiothérapie et loupé un an d'école, elle me parlait il y a quelques mois de cette épreuve de vie:
"J'ai été opérée deux fois du cerveau pendant les fêtes de Noël, j'étais tellement angoissée que les médecins m'ont donné des calmants. Après ça, j'ai passé plusieurs mois à l'hôpital. On me faisait des dizaines de piqûres par semaine, j'avais un cathéter dans le bras, il me faisait mal car il n'arrêtait pas de bouger. J'ai fait beaucoup d'IRM, et il m'en reste encore beaucoup à faire pendant les prochaines années. Mais le plus dur, ça a été la chimiothérapie. Ca rend malade, et en plus j'ai perdu tous mes cheveux. La plus difficile a été la dernière. J'ai passé trois semaines dans une chambre stérile, c'était vraiment long."
Je lui ai donc dit que cette épreuve avait dû être très difficile à vivre et que ça avait dû être très dur pour elle de supporter tout cela. Elle m'a répondu:
"Oui, mais c'est pas grave tout ça, moi j'ai eu beaucoup de chance par rapport aux autres enfants qui étaient dans le même service que moi à l'hôpital, car, pour la plupart d'entre eux, ils en sont mort, et moi je suis en vie et c'est le plus important."
J'écris très peu, et mal... Et pour la première fois, j'ose mettre une de mes nouvelles ouverte à tous... Je rougis et j'angoisse, mais après tout, l'écriture est faite pour se livrer à la critique. Laissez-vous guider par la musique,elle porte les sentiments. Bonne lecture.
Texte écrit le: Lundi 16 Septembre 2007
Ca y est. Le coup est parti. Il est parti presque tout seul. Il est parti en moins de temps qu’il ne faut pour le réaliser. Il est parti, seul, insolent, solitaire délivrance de la solitude.
Sa main ne tremblait pas. Son index droit s’était posé lentement sur la gâchette du revolver. Son maigre doigt avec frôlé ce petit bout de métal glacé de manière presque sensuelle. Elle avait à peine osé toucher ce petit loquet froid, ce petit bout de rien du tout qui puait la mort.
Fraîcheur et sensualité, cela le lui rappelait sans cesse. Dans cette pièce, son odeur gisait encore. Les yeux ouverts, elle voyait le reflet de son ombre derrière les rideaux. Les yeux fermés, elle sentait sa chaleur humaine lui tourner autour.
Avait-elle osé faire ce geste par amour ou par lâcheté ? Par abandon total ou par désespoir ? Elle n’y avait pas réfléchi. Elle avait pris l’arme dans sa main droite, elle s’était tournée vers la fenêtre, elle avait regardé les passants dehors rire et sourire, cela l’avait dégoûté une fois de plus de la vie. Ses yeux s’étaient posés quelques secondes sur un jeune couple brûlant d’amour. Ils se tenaient enlacés l’un contre l’autre, leurs corps ne formait presque plus qu’un. Elle pouvait lire sur leur visage à quel point ce bonheur lui était désormais inaccessible. Vision d’horreur, elle n’en pouvait plus, tout cela lui était insupportable.
Elle le posa sur sa tempe, palpa une fois encore son ticket du bonheur pour être sûre de ne pas passer à côté. Il lui suffisait juste d’appuyer délicatement dessus, et la partie était gagnée. Elle le caressa une dernière fois en fermant les yeux. Elle savourait pleinement cet instant. Moment fatal juste avant l’abandon. Acte sensuel juste avant que l’orgasme ne soit à son comble.
Sa main se crispa, le cliquetis fut à peine discernable. Elle succomba.
Quand elle se réveilla, elle n’était plus chez elle. Ici tout était blanc. Etait-ce le paradis ? Avait-elle enfin réussi ? Avait-elle enfin droit à la délivrance ? Elle n’osait y croire tellement elle l’avait attendue… Et pourtant… Si cette fois était la bonne ? Elle avait la tête lourde, mais elle ne sentait plus son corps ; elle se sentait légère comme une plume. Le temps s’était figé. Elle avait gagné. Elle avait réussi à vaincre son ennemi de toujours. Elle s’emplit de joie à l’idée de pouvoir accéder enfin à la plénitude, retrouver pour toujours le bonheur perdu…
A cet instant, quelqu’un frappa à la porte.
Le lendemain, les gros titres des canards locaux relataient : « Une jeune femme âgée de 23 ans, ex-fiancée de l’officier de police décédé le mois dernier lors d’une fusillade dans une cité de banlieue ; a tenté à trois reprises de mettre fin à ses jours. Heureusement, cette fois-ci l’arme de collection qu’elle avait utilisée n’était pas chargée. Des voisins l’ont retrouvée seule et inconsciente quelques heures plus tard. « Ses jours ne sont pas en danger mais son état psychologique va être suivi de près » ont déclaré les médecins qui l’ont prise en charge. Voilà le fruit de la violence actuelle dans nos cités. Cet incident relance la polémique sur les métiers à risques… »
Voilà, l’année est terminée, la fac de Cergy c’est fini pour moi, c’est fou ce que ces trois années sont passées vite !
Cette année se clôt avec un peu de nostalgie, mais quand même avec deux bonnes nouvelles : j’ai validé ma licence de lettres modernes avec la mention Assez Bien, et je suis admise l’année prochaine à l’IUFM de Cergy !
Dans "Le Mag" du Val d'Oise du mois de Juin 2008, un petit article:
"La Prophétie. La valeur n'attend pas le nombre des années. Agée de dix-huit ans, Mélissa Restous, qui vit à Beauchamp, a eu la joie de voir son premier roman publié. S'inscrivant dans le genre fantaisy, ce livre nous fait partager le dangereux voyage entrepris par quatre compagnons pour fuir les rêves de grandeurde Rhett le Magnifique dans le royaume de Codée. Au cours de ce périple, ils découvrent l'existence d'une prophétie qui peut briser leur amitié et changer à jamais leur vie."
Ce roman est publié aux Editions Le Manuscrit. Vous pouvez l'acheter en allant sur www.manuscrit.com puis vous tapez "Restous". Bonne Lecture!
J'ai trouvé cette photo un peu par hasard... eh oui, il me semble bien que c'est moi au beau milieu d'un flip... Je ne pensais pas voler si haut! Comme quoi, tout arrive! Cette photo me rappelle tous les bons souvenirs que m'ont procuré toutes mes année à l'AGB! Cette année a été gachée par tous mes problèmes et mon état physique pitoyable. Maintenant la gym c'est fini, mais ça laisse dans ma tête plein de beaux souvenirs!
Longtemps... Longtemps que je n'ai pas tapé de mots sur ce blog... Remarquez, tout le monde s'en fiche puisque personne n'y vient...
J'ai été peu présente ces derniers temps, maladroite et inconstante... Je dois des explications et des excuses à tous ceux qui ont été frustrés par mon attitude ces derniers mois.
Voilà à quoi s'est résumée ma vie depuis Novembre:
détresse-désespoir-angoisse-dépression-malaises-lassitude-fatigue-déprime-agoraphobie-culpabilité-peur-perte de confiance-épuisement-docteur-tacchycardie-antidépresseurs-anxiolytiques-bêtabloquants-maux de tête-mal de vivre-envie de rien-abandon-incompréhension-solitude-lâcheté-larmes-dormir-tremblements-souffrance-psy-hypoglycémie-prises de sang-maux-lunatique-obscurité-doutes...
La marche vers le bout du tunnel est longue, mais progressive, alors je garde espoir, et cet espoir je le dois à des gens qui sont là pour moi, même quand ça ne va pas, Merci.
Qu’est ce que le « Frat » ? C’est avant tout l’abréviation du mot « fraternel ». La fraternité, c’est la base du pèlerinage, sinon on n’irait pas à 12 000 tous d’un coup au même endroit faire les mêmes choses. C’est l’esprit de fraternité qui permet à tous d’accepter la fatigue et parfois les conditions d’hébergement difficiles lorsque l’on se rend à Lourdes.
Maintenant que nous avons les fondations du pèlerinage, intéressons nous de plus près à ce qui fait son corps. : « Prier, rencontrer, chanter ».
La prière au Frat est faite de manière chaque fois différentes. Cette année nous avons eu la chance d’accueillir quelques frères de Taizé dont le frère Alois, prieur de la communauté qui a guidé la louange et l’a rendue très belle et aussi priante que possible à 12 000. La messe de clôture fut aussi un moment fort, célébrée par la cardinal André XXIII. La prière est ainsi portée par un nombre de personnes incroyable dans un lieu plus que propice à son épanouissement. Bien que très nombreux il est pourtant aussi facile d’aller se recueillir seul dans la paix que procure le doux bruit du Gave qui s’écoule lentement, entre une vaste prairie semée d’arbres et la grotte.
La rencontre est quelque chose d’important à la fraternité. «Celui qui ne s’est pas fait au moins cinq amis au Frat est un plouc » m’a t on dit pendant le pèlerinage. Des temps de carrefours nous sont offerts durant lesquels nous sommes séparés de notre groupe et rassemblés par petits groupes de huit inconnus avec lesquels nous devons méditer sur différents thèmes. En dehors de ces temps préparés, adresser la parole à n’importe quel frateux est d’une facilité déconcertante. Chacun se laisse approcher bien plus aisément que de coutume, et le climat de joie rend enclin au bavardage et à l’échange franc. La rencontre, c’est aussi des témoins, venus pour parler de leur expérience de la vie et de Dieu aux jeunes, tous très différents les uns des autres mais tous rayonnants.
« La musique adoucit les mœurs » dit-on. Au Frat le chant est présent partout, donnant le ton à chaque moment, méditatif ou festif, il rassemble les jeunes en un seul cœur, les anime. Cette année c’est le groupe Regard qui a mis en musique les célébrations avec de nombreuses reprises des Frat des années précédentes mais aussi avec quelques nouveaux chants composés pour l’occasion et qui donnait une nouvelle fraîcheur à ce rassemblement âgé de cent ans.
Prier, rencontrer, chanter… Un programme bien rempli dont on revient toujours changé et empli d’une force nouvelle.
If you wait for me then I'll come for you Although I've traveled far I always hold a place for you in my heart If you think of me, If you miss me once in awhile Then I'll return to you I'll return and fill that space in your heart Remembering Your touch Your kiss Your warm embrace I'll find my way back to you If you'll be waiting If you dream of me like I dream of you In a place that's warm and dark In a place where I can feel the beating of your heart
Remembering Your touch Your kiss Your warm embrace I'll find my way back to you If you'll be waiting I've longed for you and I have desired To see your face your smile To be with you wherever you are
Remembering Your touch Your kiss Your warm embrace I'll find my way back to you If you'll be waiting I've longed for you and I have desired To see your face, your smile To be with you wherever you are
Remembering Your touch Your kiss Your warm embrace I'll find my way back to you Please say you'll be waiting
Together again It would feel so good to be In your arms Where all my journeys end If you can make a promise If it's one that you can keep, I vow to come for you If you wait for me and say you'll hold A place for me in your heart.